samedi 7 novembre 2020

Noire-Neige tome 1 - Fortuné Loubassou


Présentation du livre
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Titre : Noire-Neige - Tome 1
Date de Parution Française : Juillet 2020
Auteur : Fortuné Loubassou
Édition : Jets d'Encre

Résumé :

Depuis des siècles, les habitants de Soldoren vivent en paix. Comme tous les membres de la famille royale Humanitas, chaque nouveau dirigeant est doté de pouvoirs magiques et gouverne avec bonté. Toutefois, cette tradition ne se perpétue qu’à une seule condition : les mariages doivent être des mariages d’amour. Sans cela, le royaume sombrera dans le chaos. Mais Lady se moque bien de cette exigence. Jalouse du sacre de Diva, sa jumelle, qui accède au trône avec l’homme dont elle est également amoureuse, la princesse commet l’irréparable. Guidée par des sentiments les plus abjects, elle est loin d’imaginer les conséquences qu’auront ses actes. Et en brisant l’idylle de sa sœur, elle condamne les siens à vivre sous le joug d’une terrible malédiction…

Dans ce roman fantastique où l’amour se mêle à la magie noire, Fortuné Loubassou peint une fresque familiale spectaculaire, posant ses personnages face à un dilemme universel : œuvrer pour le bien-être général ou ses ambitions intimes, prouvant ainsi, si certains en doutaient encore, que l’égoïsme et la haine n’entraînent que la misère.

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Ce que j'en pense :

Un grand merci tout d’abord aux éditions jets d’Encre pour l’envoi du roman. 

Je me suis dit « cool, un livre qui paraît sortir de l’ordinaire de par ses personnages et de par son histoire », ça, je ne peux pas le renier, malheureusement, j’ai vraiment eu du mal à m’accrocher et le fait d'avoir appelé deux personnages de la même façon m'a un peu déroutée, surtout que par la suite une différence a été faite. Il aurait peut-être fallu faire une différence, même minime, dès le départ je pense.  

L’histoire est assez bien menée, je ne peux pas dire le contraire, les personnages sont bien décrits, sont nuancés, ils sont humains quoi. Ils sont heureux, malheureux, ont vécu de grandes joies et des descentes aux Enfers. Un passage en particulier est assez dur et montre bien à quel point l’homme est horrible envers les autres et surtout quand celui-ci se pense supérieur (ce qui démontre clairement le contraire pour moi). 

Il y a une multitude de personnages, mais qui sont bien Répartis dans l’histoire, car celle-ci est coupée en quatre. Une partie = une génération de la famille royale Humanitas. 

Ce qui m’a empêché de m’accrocher pour de bon, c’est le style d’écriture. Je n’ai pas adhéré, désolée pour l’auteur, car son histoire est tout de même plaisante, du moins pour ceux qui aiment ce style de plume. Et honnêtement, ça serait peut-être bien le seul bémol parce qu'on retrouve de tout dans ce récit : du sérieux, de la recherche, de l'humour comme par exemple la rencontre entre Blanche Neige et son prince charmant, j'avoue que cette scène m'a fait un peu rire.

Vraiment, l'auteur ici, nous parle d'énormément de choses, on y retrouve la trahison et la jalousie au sein d'une même famille, surtout entre sœurs. De pouvoirs et sur sa place au sein d'une famille royale, c'est vrai après tout, pourquoi l'aîné(e) serait toujours sur le trône ? Doit-on suivre les règles ou bien être égoïste quitte à répandre le malheur autour de soi ?

 On y parle aussi de magie (oui ça, c'est le côté que j'ai aussi beaucoup aimé) comme retrouver certaines princesses comme Blanche Neige, Cendrillon ... avec une histoire que l'auteur s'est appropriée, chose que j'ai beaucoup aimé et également l'homosexualité.  

Et de sujets plus graves, mais qui malheureusement sont toujours d'actualité, et beaucoup trop présent dans notre monde : le racisme ; qu'on soit une princesse ne change rien, le viol qui entraînera la perte de soi-même et une reconstruction de soi difficile. 

Donc, pour résumé, j'ai eu du mal avec la plume de l'auteur, mais les sujets sérieux du récit sont bien écrit tout de même, et la pointe d'humour fait du bien ainsi que la partie magie. 

dimanche 18 octobre 2020

Vers Washington - Manon Seigneur


 Présentation du livre :


Titre : Vers Washington
Date de Parution Française : Janvier 2020
Auteur : Manon Seigneur
Édition : Jets d'Encre

Résumé :

Cela fait quatre mois que le virus s’est répandu, quatre mois que les infectés hantent les rues, quatre mois qu’Eli tue. Sa force, elle la tire d’Enzo, son petit frère, qu’elle protège farouchement. Son seul espoir, c’est de rejoindre Washington, la ville où se seraient retranchés les restes de l’armée. Mais le chemin est long jusqu’à la capitale et les dangers nombreux… Dans un monde où les humains se changent en monstres et où les monstres ne sont pas toujours ceux que l’on croit, Eli et Enzo parviendront-ils à rejoindre Washington ?

Dans cette dystopie haletante où virus et infectés règnent en maître, Manon Seigneur confronte sa charismatique héroïne et son adorable petit frère aux cruautés, aux laideurs mais aussi à la beauté fragile d’un univers où chacun tente au mieux de survivre.

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Ce que j'en pense :

Je tiens tout d'abord à remercier les éditions Jets d'Encre pour l'envoi de ce livre. 

Je vous retrouve pour parler du roman de Manon Seigneur, "Vers Washington". Dans cette histoire, on ne va pas se mentir, il n'y a rien de bien nouveau, on retrouve un monde dévasté dû à un virus qui ramène les morts à la vie. Donc oui, c'est un sujet que l'on connaît, mais honnêtement, ça m'a fait plaisir de lire ce roman. Ca faisait un moment que je n'avais pas lu quelque chose dans ce genre et ça m'a fait du bien. Pas bien dans le sens, cette lecture me donne une pêche d'enfer, mais bien dans le sens où je n'ai pas pensé à grand chose en lisant. 
Dans tous les cas, il y a quelque chose que j'ai bien aimé, c'est que l'autrice est partie du principe où le mot "Zombie" n'existe pas pour les morts-vivants. Oui, un peu comme dans Walking Dead, et j'aime bien ce principe, car l'autrice s'approprie vraiment ces Êtres là. On retrouve toujours le côté, pas de langage, ils mangent des cerveaux et tout ça, mais au moins ils peuvent aller vite ! (un peu comme dans Nation Z, vous voyez).

Alors ici, on va passer du temps avec Eli avec Enzo. Eli a 19 ans, est à décidé de partir de New-York pour aller à Washington avec son petit frère pour essayer de rejoindre un camp de survivants. Elle va rencontrer un groupe de garçons et vont faire un bout de chemin ensemble. Et alors il va se passer beaucoup de choses, il n'y a franchement pas trop de temps mort. Il y a toujours quelque chose qui arrive, que se soit dans le présent ou alors quand Eli raconte ce qui s'est passé lors de son périple. Et sachez que les monstres ne sont pas nécessairement les Infectés (les morts-vivants), non non, c'est bien connus que les Hommes ne sont pas en reste de ce côté-là. 

Il y a quelques passages, où je n'ai pas toujours compris les décisions d'Eli, alors non, je n'ai jamais eu à vivre ce qu'elle a vécue et merci bien, heureusement. Mais par moment les décisions qu'elle a, je ne les comprends pas, d'autres oui aucun souci pour ça. Tuer pour survivre et protéger son petit frère ou son groupe, je serai la première à le faire, (SPOIL) mais tuer par vengeance ..... non là, pour le coup j'ai eu du mal

Au travers de ce roman, on se dit que toute l'humanité est touchée par ce virus, mais est-ce vraiment le cas ? Ne faut-il pas avoir une petite étincelle d'espoir ? 
En tout cas, pour ma part, je sais que dans le monde de Manon Seigneur, je ferais partie de ceux touchés par le virus. Je vous laisse découvrir pourquoi en lisant ce roman. Et c'est bien pour ça que je suis bien contente d'avoir ce qu'il faut pour survivre ! Katana, arc, je suis paraît pour une fin de monde avec des Infectés ! Et vous ? 

mercredi 7 octobre 2020

Pax Deorum - Cédric Plouvier


 Présentation du livre :


Titre : Pax Deorum
Date de Parution Française : Mars 2020
Auteur : Cédric Plouvier
Édition : Livre 2 lire

Résumé :

Début du IVe siècle avant J-C. Rome est en passe de dominer complètement le Latium, une région fertile du centre de l’Italie. Puissante, la ville bouillonne pourtant intérieurement. Les intrigues familiales et politiques au Sénat et dans les grandes maisons, les querelles d’ego, ainsi que les affaires sales dans les quartiers populaires aux mains des bandits, sont le lot quotidien de la Ville. Celle-ci est également confrontée aux menaces croissantes des peuples voisins, notamment étrusques, l’obligeant à mener des guerres continuelles. C’est ainsi que depuis plusieurs années Rome assiège la cité de Véies qu’elle ne parvient toujours pas à soumettre. A tout cela s’ajoutent d’étranges évènements qui se multiplient jusque dans les campagnes environnantes. Des phénomènes que personne ne parvient à interpréter et qui poussent les Romains à s’interroger sur leur destin. Est-ce un signe des dieux ? Ont-ils eut tort d’entreprendre leurs guerres ? De quelle nature est la menace qui pèse sur Rome ?
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Ce que j'en pense :

Je tiens tout d'abord à remercier Cédric Plouvier pour m'avoir sollicité à lire son livre.
J'ai accepté de le lire, car au vu du résumé, avec les intrigues, les querelles et des phénomènes quelque peu surnaturels, je me suis dit que ce livre était fait pour moi. Et pourtant, je suis un peu mitigée par ma lecture du tome 1. 
Je ne dis pas que je ne lirais pas la suite, car un peu comme avec le Trône de Fer, j'ai eu du mal au début (8 mois pour lire l'intégral 1 puis une seconde lecture faite en deux semaines pour vous dire). Je ne vais pas dénigrer ce livre, non non, ne vous inquiétez pas ! Sur le fond, l'histoire est bien ficelée, c'est surtout une grosse mise en route pour les prochains tomes, il a fallu tout mettre en place, présenter les personnages, les familles, les lieux ... Mais en vrai, c'est également ça qui m'a un peu perdu ; trop de monde et surtout, trop de noms qui se ressemblent (plusieurs Marcus, plusieurs Lucius ...) c'est aussi pour ça que j'ai eu beaucoup de mal à rentrer dans l'histoire, j'étais continuellement en train de me demander "mais attends, c'est qui, celui-là déjà ?" 
Et chose très bien de la part de l'auteur, puisque lui-même sait qu'il y a beaucoup de personnage, il a mis à disposition du lecteur, les différents arbres des familles ! Et franchement, c'est une bonne idée ! 

Il faut aussi dire que ce roman a été écrit par un historien qui connaît Rome, et ça se ressent fortement dans son écrit. Alors c'est une bonne chose oui et non. Oui, car le vocabulaire est riche, varié, et que le lecteur apprend forcément de nouveaux mots (moi la première pour être honnête) et comment les Romains pouvaient vivre réellement à cette époque, ça, c'est le bon côté de la chose. Non, car justement, lexique peut-être un brin complexe, ce qui fait qu'il y a beaucoup de note en bas de page (ou en fin de livre), du coup, il faut pas mal jongler entre sa lecture et la recherche des mots et de leur signification. Ce n'est pas un gros problème en soi, mais ça peut couper le rythme de lecture. 

Le côté querelles et intrigues m'a beaucoup plu, et j'aimerais bien connaître la suite, comment les choses vont évoluer, et je pense que je n'ai vu qu'une infime partie de ce que l'auteur veut nous montrer, je rappelle qu'il veut écrire 8 tomes au total, il y a de quoi faire.
J'aurais bien aimé que le côté "surnaturel" ressorte un peu plus, mais pour le moment, ce n'était pas la priorité, j'en ai bien conscience. J'espère juste que ce côté-là ressortira un peu plus pour le tome 2 (surprise).

Côté personnages, comme je vous l'ai dit, il y en a à profusion et pourtant, Cédric Plouvier a réussi à ce que chaque personnage est sa propre personnalité, ses propres ambitions, et pour ça, chapeau bas ! Ils ne sont pas tous décrit précisément et pourtant, ce n'est pas gênant, j'ai réussi à m'en faire une vision sans aucun souci. 
On y retrouve des soldats, des paysans, mais également des aristocrates, sénateurs, plébéiens... c'est vraiment toute une société, dans son entièreté, qui se construit sous nos yeux. 

Alors, pour tous ceux qui aiment les romans historiques, avec une pointe de fantastique, des intrigues et qui n'ont pas peur des sagas, je vous conseille ce roman. 

lundi 28 septembre 2020

Coup de foudre à Austenland - Shannon Hale


Présentation du livre
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Titre : Coup de foudre à Austenland
Date de Parution Française : 2013
Titre original : Austenland
Date de Parution : 2007
Auteur : Shannon Hale
Traduction : Julia Taylor
Édition : Charleston / pocket 

Résumé :

Jane Hayes, 33 ans, est une jeune femme parfaitement normale et équilibrée... Ou du moins le serait-elle, sans l’adaptation par la BBC d’Orgueil et Préjugés qui a viré chez elle à l’obsession et réduit sa vie sentimentale à néant. En effet, quel homme au monde pourrait soutenir la comparaison avec Mr Darcy, joué par Colin Firth ?
Et quand une parente lui laisse en héritage un séjour de trois semaines à Pembroke Park, un manoir anglais où des clientes fortunées vivent dans la peau des héroïnes de Jane Austen, les fantasmes de Jane deviennent un peu trop réels pour son bien...

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Ce que j'en pense :

Je vous retrouve après ma relecture du livre « Coup de foudre à Austenland », je l’avais lu il y a un sacré moment et j’ai été contente de le retrouver. C’est loin d’être le type de lecture que j’affectionne le plus, et pourtant ce livre, je l’aime bien. C’est léger, sans aucune prise de tête, et avouons-le, on se met assez bien dans la peau de notre protagoniste ! Pourquoi ? Eh bien, je pense qu’on est un petit nombre à avoir eu un petit ou gros coup de cœur sur un personnage, de l’adorer vraiment beaucoup beaucoup. Bon, en être à son niveau et du coup, ne pas être en mesure d’avoir une vie sentimentale ..  c’est un peu extrême. Bon oui elle a eu des histoires plus ou moins sérieuses, mais ça n’a jamais abouti à « toute la vie ».
Alors bim, un membre de la famille va lui faire hériter un voyage afin qu’elle puisse vivre son rêve à fond pour passer à autre chose ensuite. 

Jane va donc être plongée dans l’univers de Jane Austen, manoir : robes, bal, jeux, des acteurs qui ont pour rôle de revêtir la peau de certains personnages de là littérature anglaise. Comment ne pas tomber amoureuse des acteurs ? C’est en étant au cœur de son fantasme, que Jane va comprendre que fantasme et réalité sont bien deux choses distinctes. 

Alors oui, c’est un roman de plage, c’est kitsch à souhait, mais des fois ça ne fait pas de mal. 
L’auteure veut bien montrer que les personnages de roman sont bien FICTIFS et non réels, et c’est une fin un peu facile du coup, puisque Jane va tomber amoureuse, mais attention ! Pas de l’acteur non non, bien de l’homme derrière ! Et non aucun spoil ici au vu du titre. 

Et petite chose que j’ai adorée, c’est la dédicace de l’auteure : « À Colin Firth, vous êtes un type génial, mais je suis mariée, Je pense que nous devrions juste être amis. » 

samedi 19 septembre 2020

L'étranger - Albert Camus

Présentation du livre :

Titre : L'étranger
Date de Parution Française : 1942
Auteur : Albert Camus
Édition : Folio / Gallimard

Résumé :

"Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français."

L'étranger est le premier roman d'Albert Camus, Prix Nobel de littérature en 1957. 

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Ce que j'en pense :

Je me suis demandée un bon moment "mais qui es-tu pour faire une chronique sur un classique de la littérature", ma foi, je ne suis pas personne, mais je n'ai pas grand poids non plus, malgré tout, j'ai voulu donner mon avis sur un classique où l'on a tendance à ne dire que du bien. 
Alors certes, je comprends un peu la façon d'écrire qui va très bien avec le titre, je ne pourrais pas dire le contraire. Le personnage principal, Mersault, est "l'étranger" dans le sens où il n'a pas vraiment de place bien défini, il ne rentre pas dans un moule, il n'est pas comme tout le monde. Malgré tout ça, il a des amis, des connaissances, une petite-amie... Alors en quoi il n'est pas dans un moule bien défini ? Parce qu'il ne ressent pas les émotions comme tous les autres gens qui l'entourent, l'amour, il le ressent, mais de sa façon à lui, le chagrin ? c'est pareil, c'est un chagrin différent, alors non, il ne va pas pleurer la mort de sa mère et il est jugé sur ça, sur tout ce qu'il fera après aussi...
Pourquoi être jugé sur ça ? Eh bien parce qu'un jour de sortie à la plage entre amis, il y aura une bagarre, l'un de ses amis est blessé, mais rien de grave, plus tard, Mersault retournera à la plage et le tuera, car il avait gardé un revolver dans sa poche, une balle aurai pu passer pour un accident ou une légitime défense, mais cinq balles, c'est autre chose, et sans aucun remord à la suite de ce meurtre, Mersault va être jugé. Et c'est à ce moment-là qu'on lui reprochera de ne pas être comme tout le monde, même si ce n'est pas dit explicitement, il est l'étranger aux yeux des autres, peut-être de lui-même, je ne sais pas. 

En tout cas, comme le point de vue du livre est celui du personnage principal, on a sa façon de penser, rien de méchant, tout est simple. Et c'est en ça que je n'ai pas adhéré à l'histoire, la façon dont s'est écrit... C'est un parti-pris est bien assumé, et pour l'histoire, je pense que, oui, c'est ce qu'il fallait faire, mais je n'ai pas réussi à être projetée, je n'ai pas été dans la peau du personnage, je n'ai pas été proche, au contraire, et du coup, j'ai eu du mal à lire ce livre. 
C'est un livre que j'ai trouvé vraiment triste, à chacune de mes lectures. J'ai essayé plusieurs fois de le lire, mais en vain, ce n'est pas une lecture pour moi. 

samedi 12 septembre 2020

Clément Coudpel contre les spectres de Samain - M. d'Ombremont


Présentation du livre
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Titre : Clément Coudpel contre les spectres de Samain
Date de Parution Française : 2020
Auteur : M. d'Ombremont
Édition : Livr'S Editions

Résumé :

Clément Coudpel porte un nom de famille un peu étrange, il l’admet. En dehors de ça, il se considère comme n’importe quel garçon de treize ans : il aime les mangas, les jeux vidéo et traîner avec son meilleur ami, Takeshi, dans leur petit village liégeois. Ce qu’il veut dans la vie ? Aucune idée ! Mais une chose est sûre, il n’embrassera pas la malédiction familiale. La magie, les cimetières, les macrales, les fantômes, très peu pour lui. Et toute la pression qu’il subit au quotidien n’y changera rien, peu importe à quel point ses détracteurs vont loin. Il laisse ça à son aînée, Camille, qui s’en sort comme une cheffe. Sauf que quand cette dernière disparaît à quelques jours de Samain, Clément craint de ne plus avoir le choix…

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Ce que j'en pense :

Quand Livr'S Editions a vendu ce one shot de 100 % geek, j'étais aux anges, sans blague ! Et vous voulez savoir ? Ils n'avaient absolument pas menti à ce sujet. Les références sont là ! On passe de différents type de mangas (Naruto, Bleach [aaaaaah Bleach que j'adore], Black Butler ...et j'en passe), à des références de jeux en ligne, de séries et, ce qui m'a bien fait marrer, un peu de Donjon de Naheulbeuk ! En gros, j'ai été assez bon public vu que j'ai adoré retrouver tout ça. Et pour ceux qui n'ont pas forcément les références, il y a des notes pour comprendre d'où ça vient, histoire de ne pas être perdu.

En ce qui concerne l'histoire par elle-même, je l'ai trouvé assez sympa, elle convient totalement à un public jeune et un public comme moi (? j'ai la trentaine et les références sont accessibles à tous). En plus, il y a pas mal d'humour dans l'histoire, je me suis marrée plus d'une fois. Situations désespérées, mais amusantes, qui aurait cru qu'on pouvait repousser des spectres, démons, ce que vous voulez à coup de pelle ? Genre ectoplasmique la pelle hein. Je ne sais pas où l'autrice a trouvé cette idée, mais franchement bravo, ça sort de l'ordinaire. 

L'histoire se déroule en Belgique, 100 % là-bas : Visé, Liège ... et même le magasin de mangas préféré de l'autrice avec les employés, je trouve ça vraiment chouette. Je ne suis pas de Belgique, mais du coup, j'ai envie de découvrir un peu les environs pour encore plus imaginer le décor, même si malgré tout, le cimetière derrière la maison de la famille Coudpel je l'imagine très très bien ! Et oui, un cimetière à la façon Tim Burton avec leur ver-cimetière aussi gigantesque que minuscule (lisez, vous comprendrez ce que je veux dire).

Pour les personnages, nous avons Clément, qui subit pas mal de tourment depuis qu'il a vu sa mère mourir. Il a voulu renier ses pouvoirs, mais malheureusement pour lui, quand le monde se ligue contre soi ... Eh bien, ça donne de sacrées aventures. Ce que j'ai bien aimé, ce qu'on n'a pas envie de le plaindre, parce que malgré son âge (13 ans), il réfléchit et fait ses propres choix, peut-être pas toujours les bons, mais il ne se dérobe pas. 

Takeshi, le meilleur ami de Clément, est un humain "ordinaire" on va dire, sans pouvoir, rien, et pourtant, sans lui, rien n'aurait été pareil ! Il place ses blagues au bon moment, soutient son ami quand il le faut et le comprend mieux que personne. 

Katel et Célestin, je vais les mettre ensemble ces deux-là, sont aussi très important et pourtant ne sont pas des personnages principaux, ils sont là en renforts, pour guider nos jeunes aventuriers, je regrette juste une chose, ce qu'on ne sait pas si Célestin arrivera à faire ce qu'il veut, imagination imagination.

Pour Camille, la sœur de Clément, j'ai été un peu déçue de son personnage. Je comprends le personnage sur beaucoup d'aspects, mais vers la fin, j'ai tiqué. C'est une jeune fille qui a eu des responsabilités bien trop tôt, sur qui tout repose, elle paraît forte, mais elle a ses failles. On ne peut pas lui reprocher son côté fragile, c'est plus comment celui-ci s'est manifesté que je n'ai pas aimé, ou alors, il aurait fallut développer le personnage un peu plus afin de comprendre ses décisions.  


En gros, ce livre est un mini coup de cœur, j'ai beaucoup aimé l'histoire, l'humour (souvent noir), les rebondissements, les références, le cadre ... Donc si vous êtes comme moi, un peu geek sur les bords, que vous aimez les aventures avec du surnaturel, ce livre est fait pour vous. En plus, vous savez quoi ? Pour une lecture d'Halloween c’est juste parfait ! Lancez-vous. (Date de sortie : 15 octobre 2020).

mercredi 5 août 2020

Une fille comme elle - Marc Levy

Présentation du livre :

Titre : Une fille comme elle
Date de Parution Française : 2018
Auteur : Marc Levy
Édition : Robert Laffont | Versilio

Résumé :

A New-York, sur l5e Avenue, s'élève un petit immeuble pas tout à fait comme les autres ...
Ses habitants sont très attachés à leur liftier, Deepak, chargé de faire fonctionner l'ascenseur mécanique, une véritable antiquité. Mais la vie de la joyeuse communauté se trouve chamboulée lorsque son collègue de nuit tombe dans l'escalier. Quand Sanji, le mystérieux neveu de Deepak, débarque en sauveur et endosse le costume de liftier, personne ne peut imaginer qu'il est à la tête d'une immense fortune à Bombay... Et encore moins Chloé, l'habitante du dernier étage.

Entrez au N°12, Cinquième Avenue,
traversez le hall, montez à bord de son antique ascenseur et demandez au liftier de vous embarquer... dans la plus délicieuse des comédies new-yorkaises !

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Ce que j'en pense :

Par où commencer ? Je n'ai pas adhéré à ce roman. Voilà ! Je l'ai dit de but en blanc, on ne va pas tourner autour du pot. Ça fait plusieurs livres de Marc Levy que je lis et dont je ne suis pas du tout emballée, je vais devoir m'arrêter, je pense. L'écriture est fluide et tout ce que vous voulez, mais les histoires sont ... insipides.

Il y a différents personnages dans son roman, certains manquent de profondeur plus que d'autres. Les habitants du n°12 de la 5e Avenue sont d'abord charmants, mais quand quelque chose ne va pas, alors là ! la gentillesse, elle n'est plus là, on voit bien le vrai visage des gens. Alors on a de tout là dedans, un prof qui subvient difficilement à ses besoins, un alcoolique, des journalistes racistes, une veuve, une jeune fille handicapée (Chloé) .... Un voisinage hétéroclite, mais qui pour moi, n'apporte pas grand chose à l'histoire, à part peut-être des situations légèrement cocasses. 

Le personnage qui m'aurait le plus touché, serait celui de la tante de Sanji, la femme de Deepak. Elle est gentille, avenante (comme toute la famille, je le conçois) alors qu'elle a souffert et s'est pour cette raison qu'elle est partie de son pays pour aller vivre à New-York. 

Ce livre aura tout de même le mérite de montrer le regard des autres sur des personnes étrangères. Je m'explique, Sanji est à la tête d'une fortune grâce à une application, un réseau social en Inde pour faire des rencontres, et quand il n'est pas en costume hyper chic et cher, il est mal vu, juste comme un étranger d'un pays pauvre. Tout comme son oncle qui est liftier alors que dans son pays, il était un très bon joueur de criquet. Et alors quand vient le "bouleversement", le vol d'un collier, vous imaginez bien qui est de suite accusé. 
Et le mérite également de montrer un métier qui a disparut au profit de la technologie, le métier de liftier.

Bref, c'est une histoire qui peut être rafraîchissante, une histoire sans aucune prise de tête, avec en plus de l'amour et du happy-end.